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 ARBRES DU MONDE

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Neandra
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MessageSujet: ARBRES DU MONDE   Dim 9 Juil 2017 - 13:02

Rappel du premier message :

Peuplier:

Les peupliers sont des arbres du genre Populus de la famille des Salicacées.


Peupleraie en Dordogne



Alignements de peupliers le long d'un canal néerlandais



Peuplier canadien (Populus × canadensis)



Feuilles du peuplier tremble eurasiatique (Populus tremula), de l'arbre adulte, juvénile. 



section d'un tronc. l'écorce est fine. Le sciage a un effet localement pelucheux.



Peuplier noir, autrefois commun, en voie de forte raréfaction (disparition, localement) à la suite de son remplacement par des clones de cultivars



Inflorescence de peuplier canadien



Graines de peuplier, et la bourre qui les aide à se faire transporter par le vent ou l'eau.



Saperda carcharias, l'un des insectessaproxylophages qui se nourrit du peuplier.



Grands peupliers dans un parc, près de la rivière Rednitz



Bourre cotonneuse du Populus maximowiczii



Bois de peuplier déroulé, fragile, mais léger.



Cultures en courte rotation de cultivars de peupliers hybrides. Les plus grands à gauche ont 4 ans, et la rangée de droite a un an (20.09.2007).

Le genre Populus englobe 35 espèces des régions tempérées et froides de l'hémisphère nord. Il comprend aussi de nombreux hybrides naturels ou artificiels (créés par l'homme). Les peupliers, arbres à la croissance rapide se rencontrent rarement en forêt dense mais plutôt dans les ripisylves et aux abords des zones humides où comme les saules, ils sont appréciés des castors, et ils recèpent ou drageonnent facilement quand ils ont été coupés par ces derniers.
Ils croissent sur les terrains humides voire temporairement inondés. Leur système racinaire, important, souvent superficiel et traçant (comme celui du peuplier d'Italie par exemple) peut détruire des murs, soulever les enrobés bitumés et coloniser des tuyaux d'égouts. Certaines espèces (peuplier tremble) peuvent pousser sur des sols sableux pauvres et supportent relativement bien les embruns marins, à une certaine distance de la mer toutefois.
Leur culture est nommée populiculture. En dehors des espèces spontanées, de nombreuses variétés ou cultivars sont à la disposition des sylviculteurs (populiculteurs). Le séquençage dugénome du peuplier de l'Ouest a été annoncé en 2004 et publié en 2006. Le peuplier étant un arbre à croissance rapide (d'où une évaluation vite disponible lors de tests) et progressivement entièrement séquencé, il devient le premier arbre transgénique en 1986 et est depuis l'essence qui a fait l'objet du plus grand nombre d'essais et de tests (47 % en 2005) d'arbres génétiquement modifiés (une souche en France, par l'INRA et d'autres au Canada)

Étymologie:






[ltr]De pouplier, poplier, dérivé avec le suffixe -ier de l’ancien français pople, peuple (XVe siècle), du latin pōpŭlus, dont l'origine n'est pas connue.[/ltr]






Malgré une étymologie populaire selon laquelle le latin Populus (peuplier) évoquerait le peuple car les places publiques romaines étaient ombragées de peupliers, le pŏpǔlus de peuple, masculin avec un o court, n'est pas le même mot que le pōpǔlus de peuplier, féminin, avec un o long.

Caractéristiques générales:
Appareil végétatif:






[ltr]Ce sont de grands arbres à feuilles simples, alternes, cordiformes ou triangulaires, caduques, ovales, acuminées, à long pétiole comprimé.[/ltr]






Le système racinaire est traçant et contribue à la dissémination par drageonnage à partir de racines superficielles.
L'écorce est plutôt pâle (chez le jeune arbre) et de plus en plus crevassée alors que l'arbre vieillit.
Le bois est blanc, léger, tendre, assez résistant, adhérant et peu fissile.

Appareil reproducteur:
Ces espèces sont dioïques (un individu est soit mâle, soit femelle). Les fleurs sont réunies en chatons pendants, qui apparaissent avant les feuilles. leur périanthe est réduit à une cupule. Les fleurs mâles présentent de 8 à 30 étamines rougeâtres. L'ovaire de la fleur femelle est uniloculaire, à deux carpelles. Une fois fécondées, ces derniers forment une capsule uniloculaire à deux valves contenant de nombreuses graines velues.


Systématique:
Origines et paléobotanique:






[ltr]Les paléobotanistes s'accordent à donner aux peupliers une origine fort ancienne, parmi les Angiospermes.[/ltr]






Le Suisse O. Heer attribue au genre Populus certaines empreintes de feuilles simples rencontrées dans le néocomien de Kome (lignite), sur la côte ouest du Groenland (P. primaeva Heer.
Dans le cénomanien d'Athané, les Dicotylédones deviennent nombreuses et le genre Populus y est bien représenté à côté des fougères, des cycadées, des QuercusFicusLaurusMagnolia,RhamnusMyrica, etc. mais seulement avec des feuilles rappelant celles de la section des Turanga.
Les Turanga seraient donc des formes primitives.

F.oO°'_Favoris_'°Oo.B.oO°'_Bureau_'°Oo.I.oO°'_Internet_'°Oo._F.B.I.»

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Neandra
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MessageSujet: Re: ARBRES DU MONDE   Dim 9 Juil 2017 - 13:16


LE SEQUOIA GEANT



Le Séquoia géant (Sequoiadendron giganteum) ; (ou séquoïa géant) est une espèce de conifères de la famille des Taxodiaceae (classification classique) ou des Cupressaceae(classification phylogénétique). Il est l'unique représentant actuel du genre Sequoiadendron. Un certain nombre de caractères biologiques l'apparente aux deux autres espèces de la sous-famille des Sequoioideae : le séquoia à feuilles d'if qui est plus grand et qui pousse le long des côtes californiennes ainsi que le Metasequoia glyptostroboides, plus petit et originaire de Chine.
Le chef indien Sequoyah le Cherokee, de son véritable nom George Guess inventeur de l'alphabet cherokee, a donné son nom à l'arbre en raison de sa force et de sa persévérance. Cette dédicace fut faite par le botaniste autrichien Stephan Ladislaus Endlicher. Le nom « wellingtonia » lui a été donné en l'honneur du duc de Wellington, général britannique vainqueur de Napoléon Ier à la bataille de Waterloo


Description:


Le séquoia géant n'est pas l'arbre le plus haut ni le plus large du monde. Il est tout simplement le plus volumineux de la planète. Il atteint habituellement une hauteur de 50 à 85 m pour un diamètre de 6 à 8 m. Le spécimen le plus imposant est le « General Sherman », dans le Parc national de Séquoia (États-Unis), haut de 83 m pour une circonférence de 30 m, un volume de 1 400 m3 et une masse estimée à 2 100 tonnes. Le séquoia géant se caractérise également par sa longévité1 puisqu'il peut atteindre plus de 3 000 ans. Sa croissance initiale est vigoureuse et verticale avec une forme conique caractéristique. Au-delà de 100 ans, il a tendance à se développer plutôt en diamètre et son sommet s'arrondit. S'il ne pousse pas en situation isolée, il perd rapidement ses branches basses à cause de l'ombrage provoqué par les arbres voisins, ce qui explique l'absence de branches sur une hauteur de 20 à 50 m.



Feuillage d'un séquoia géant.



Souche d'un séquoia fraîchement coupé, caractéristique par sa couleur rouge.



Cônes et graine de Sequoiadendron giganteum Muséum de Toulouse.


  • Les feuilles sont des aiguilles pointues en forme d'alènes, persistantes et arrangées en spirale autour de la tige, de couleur vert grisâtre et d'une longueur de 3 à 15 mm. Elles dégagent une odeur d'anis quand on les froisse.



  • Le bois, riche en tanins est de couleur rouge assez vive. Sa résistance mécanique est faible mais sa résistance à la dégradation par les champignons et insectes est exceptionnelle. À tel point que les troncs tombés au sol sont souvent détruits lors des incendies et non par les pathogènes.



  • Son écorce, très épaisse et fibreuse, est de couleur rougeâtre, d'où son nom anglais de Redwood (bois rouge). Dépourvue de résine et riche en tanins, elle protège l'arbre du feu. Elle peut atteindre 90 cm à la base du tronc des plus grands arbres. L'écorce du séquoia géant peut présenter différents motifs allant de la forme lisse à la forme réticulée en passant par des motifs rectilignes ou spiralés. Ce caractère semble être d'origine génétique.



  • Le système racinaire de l'arbre peut s'étendre sur une distance de 30 à 40 m selon la capacité du sol à retenir l'eau. Cependant les racines s'enfoncent rarement à plus de 90 cm de profondeur, ce qui peut sembler paradoxal pour un arbre si grand. C'est cette faible profondeur combinée à l'érosion qui est la cause principale de la chute de ces géants.



  • Arbre monoïque. Les fleurs mâles, situées à l'extrémité des rameaux, sont minuscules et jaunâtres (mars-avril). Les fleurs femelles, ovoïdes, sont érigées au sommet d'une petite tige écailleuse et brillante. Elles donnent des fruits qui mûrissent en deux ans et se présentent sous forme de cônes ovoïdes de 4 à 7 cm, constitués d'écailles (30 à 50 arrangées en spirale) ayant la forme de losanges aplatis. Chaque écaille abrite de 5 à 7 semences aux bords ailés1, ce qui donne une moyenne de 230 semences par cône. Ces fruits cônes peuvent rester en place sur l'arbre pendant plus de 20 ans. La graine, de couleur brun foncé mesure 4-5 mm de long pour une épaisseur de 1 mm avec 2 ailes brun-jaune de chaque côté.


Les graines peuvent tomber au sol lorsque les écailles se dessèchent durant les étés chauds mais la plupart sont libérées au cours d'incendies et/ou d'attaques par des insectes ou animaux (voir la section Ecologie). Le séquoia géant se reproduit par graines et commence généralement à produire des cônes vers l'âge de 12 ans. Contrairement au séquoia à feuilles d'if, il ne produit pas de rejet lorsque son tronc est coupé. Un arbre adulte porte en moyenne 11 000 cônes dont la majeure partie se situe dans le tiers supérieur du feuillage. Un séquoia géant adulte disperse ainsi 300 000 à 400 000 graines chaque année sur une distance pouvant atteindre 1,80 km.


Croissance:


Le séquoïa géant a une croissance rapide annuelle moyenne de 50 cm dans ses premières années et peut atteindre un accroissement en hauteur d'un mètre par an dans son milieu naturel en Californie.


Distribution:



Les séquoias sont les géants de la forêt tempérée, ici dans le Parc national de Séquoia en Californie.

Le séquoia est apparu sur Terre il y a 200 millions d'années.
Lors des grandes glaciations du quaternaire, il a disparu d'Europe et est resté confiné en Californie. De nos jours il ne pousse plus à l'état naturel que dans 75 forêts réparties sur 14 416 ha situées sur les versants occidentaux de la Sierra Nevada californienne. Cet arbre apprécie les climats humides avec des étés chauds et de la neige en hiver. On trouve le séquoia géant à des altitudes comprises entre 1 400 et 2 150 mètres où il pousse généralement sur un socle granitique et riche en matière minérale. Il résiste à des températures pouvant chuter jusqu'à -25 °C. En hiver, l'épaisseur de neige peut atteindre plusieurs mètres. Ce manteau permet de protéger les jeunes pousses du froid et constitue une réserve d'eau au printemps. Les populations de séquoias sont souvent situées sur le versant sud des montagnes du nord de la Sierra Nevada et sur le versant nord des montagnes du sud. Actuellement, la densité des populations de séquoias géants est en déclin depuis l'arrivée des pionniers européens.


 


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Neandra
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MessageSujet: Re: ARBRES DU MONDE   Dim 9 Juil 2017 - 13:36

LE BAMBOU:


Les bambous (Bambuseae) sont une tribu de plantes monocotylédones appartenant à la famille des Poaceae (Graminacées). Ils sont caractérisés par des tiges formées d'un chaume creux lignifié à la croissance très rapide. Les bambous se sont adaptés à de nombreux climats (tropicaux, sub-tropicaux, et tempérés). Ils sont donc présents naturellement sur tous les continents à l'exception de l'Europe et de l'Antarctique.
Le bambou a été et reste très largement utilisé en tant que plante ornementaleplante 

Description:

Rhizome




Rhizome pachymorphe de bambou.




Rhizome leptomorphe de bambou.

Tous les bambous ont des tiges souterraines, appelées rhizomes. Ils permettent à la plante de croître en formant des touffes plus ou moins serrées. C'est aussi un organe de réserve. Les racines sont adventives et se développent autour des nœuds du rhizome.
On peut distinguer généralement deux grands types de système de rhizome.

Les rhizomes pachymorphes[modifier | modifier le code]

Ils sont courts et épais et se rencontrent chez les bambous cespiteux (Bambusa glaucescensBambusa vulgarisFargesia murielæFargesia nitida)

Les rhizomes leptomorphes

Ils sont longs et minces et se rencontrent chez les bambous traçants

Turion




Turion de bambou.

Les jeunes pousses de bambous s'appellent des turions. Le turion est un type de bourgeon qui se développe sur la partie souterraine des bambous (les rhizomes). Turion vient du latin turio : « jeune pousse, tendron, rejeton ». Le turion est un bourgeon enterré, donnant naissance à une jeune pousse, qui deviendra chaume.

Feuille




Feuillage de bambou.




Feuille de Phyllostachys nigra.

Comme pour toute graminée, les feuilles comprennent une gaine ou fourreau, enveloppe du chaume, qui présente à son sommet une ligule et des oreillettes plus ou moins développées. Le pétiole est assez court et le limbe très allongé, à nervures parallèles, constitue la partie la plus apparente de la feuille.
La feuille du bambou est donc clairement découpée, fait assez unique chez les monocotylédones, chez les Poacées. Les bambous n'étant pas des arbres, ils n'ont pas de branches et il ne faut pas parler, à tort, de « branche » de bambou, pour nommer en réalité la feuille du bambou.

Chaume




Bien que le bambou ne soit pas un arbre du point vue botanique, on parle de forêt de bambou (ArashiyamaKyotoJapon).





Jeune pousse de bambou géant.

La tige principale est un chaume, ou canne, lignifié, fistuleux (c'est-à-dire en tube) cloisonné aux nœuds. La cicatrice visible aux nœuds est la trace de la gaine des feuilles tombées. Le chaume peut se diviser en rameaux feuillés, eux-mêmes divisés en ramuscules.
Le bois des chaumes, riche en silice, est très dur et très résistant. La taille des tiges varie selon les espèces de moins d'un mètre jusqu'à 30 m. La vitesse de croissance peut chez certaines espèces être spectaculaire, jusqu'à un mètre par jour (vigueur que les Chinois auraient utilisée pour en faire un supplice).
Les chaumes se balancent aux vents forts et se plient sous le poids de la neige mais ils ne se cassent que rarement. Cette flexibilité est due aux entre nœuds creux de chacun des chaumes.

Floraison

Articles connexes : Floraison des bambous et Liste des dates de floraison de bambou.



Inflorescence d'un bambou américain.




'Phyllostachys glauca'Yunzhu' en fleur

La floraison des bambous présente des caractéristiques particulières, qui ne sont cependant pas toujours vérifiées :

  • la floraison n'est pas régulière et souvent espacée de plusieurs dizaines d'années. Le record est détenu par le bambou à chaumes noirs, dont la dernière floraison remonte à 1932.

  • pour une espèce donnée, elle se produit simultanément dans toute une région, voire dans le monde entier, quel que soit l'âge de la plante ;

  • les chaumes se dessèchent et meurent après avoir fleuri.


Constatée maintes fois, la simultanéité de la floraison n'a pas encore été scientifiquement expliquée. Une des hypothèses serait une mémoire génétique, une information contenue dans l'ADN du bambou et différente selon chaque espèce.
Les fleurs, plutôt rares, apparaissent à l'aisselle des feuilles, aussi bien sur des tiges jeunes que sur des tiges âgées. Elles sont groupées en épillets.

Fruit

Le fruit est avec la fleur la structure la moins connue des bambous. Des caryopses peuvent être trouvés chez certaines espèces d'Arundinariinae.

Principaux genres:




Distribution:

Liste d'espèces de bambous par pays
La majeure partie des espèces de bambous sont principalement originaires d'Asie et d'Amérique où on les trouve à des altitudes variables, jusqu'à 3 000 m dans l'Himalaya. Quelques rares espèces sont spontanées en Afrique continentale et en Océanie. Aucune n'est spontanée en Europe. Leur aire de répartition a connu une forte progression par la culture.



Calumets (Nastus borbonicus), bambou endémiques de l'île de la Réunion (France).










[th]Distribution mondiale[/th][th]Localisation[/th][th]Sous-tribus[/th][th]Genres[/th][th]Espèces[/th][th]total[/th][th]18[/th][th]78[/th][th]plus de 1000[/th]
Asie644environ 600
Amériques421environ 400
Madagascar2620
Afrique235
Pacifique224
Australie223
Plante aux particularités uniques dans le monde végétal, le bambou ne présente pas pour autant un aspect uniforme. Il en existe plus d'un millier d'espèces aux caractéristiques propres. Suivant l'endroit où il pousse, la nature du terrain, le climat, l'altitude, il peut être très différent de taille, de forme, voire de couleur.

Classification des Bambuseae:

Article détaillé : Liste des genres de Bambuseae.

Bambou et environnement:


C'est une graminée ligneuse. Il peut fixer 30 % de plus de CO2 que les arbres feuillus, jusqu'à 12 tonnes de CO2/ha/an (3 tonnes pour une forêt de feuillus). Il libère donc 30 % d'oxygène de plus que des arbres. L'étroitesse de ses feuilles améliore l'infiltration de l'eau dans le sol (deux fois plus qu'une forêt de feuillus). Il limite l'érosion des sols (grâce à son réseau racinaire très dense sur 60 centimètres de profondeur) et restaure des sols appauvris. On l'utilise pour l’élimination de certaines toxines du sol (phyto-remédiation), et sa culture ne nécessite peu ou pas d'engrais, ni de produits phytosanitaires.
Dans le cadre d'une utilisation du bambou dans la construction comme matériel écologiquement performant, une équipe hollandaise a comparé l'empreinte écologique de l'acier, du béton, du bois local et exotique, et du bambou -importé du Costa Rica- pour des constructions aux Pays-Bas. C'est celle du bambou qui est la moins importante. Mais il faut souligner également que les bambous sont répertoriés parmi les espèces invasives. Certaines espèces, par leurs aptitudes à s'étendre via leurs rhizomes, peuvent porter un réel préjudice à la biodiversité des écosystèmes, uniquement à l'échelle locale.

Culture:




Forêt de bambou à Taïwan.

Compte tenu de la floraison aléatoire du bambou, la culture moderne se fait par bouturage d'un morceau de rhizome conservé avec ses racines. Le bambou doit avoir environ quatre ans pour pouvoir être bouturé efficacement. On détache un morceau de trois chaumes consécutifs pour en faire une bouture. Les jeunes plants demandent de l'ombre afin de rafraîchir les racines superficielles et les pousses tendres. Après quelques années le feuillage suffit à apporter l'ombre nécessaire. On plante la motte de rhizomes dans une terre fraîche et humide, bien drainée en hiver. La plantation se fait entre mars et avril après les dernières gelées ou entre août et septembre. La motte est préalablement trempée en faisant attention qu'elle ne se casse pas puis placée dans un sol travaillé mélangé à du terreau. On recouvre enfin de trois bonnes couches de tourbe. Un tuteur peut être utile. Arroser une fois par semaine pendant l'été. Attention, les racines et rhizomes sont envahissants et gênent le reste de la végétation. En début de printemps, il faut couper les tiges inutiles au ras et amender le sol si celui-ci est pauvre.

Utilisation:

Usage ancestral en Chine




Gu An. Nouveau bambou. Dynastie YuanMusée national du Palais




Usage du bambou, Hong Kong




Vannerie en nappe de bambou, Hainan, Chine

Il y a quelque 6000 ans, le caractère  (zhu) désignant le bambou était gravé sur des poteries de la culture néolithique de Yangshao. Les usages du bambou sont si nombreux en Chine au xixe siècle, les services qu'il rend sont si grands, qu'il mérite à juste titre le nom d'arbre national. Il est nécessaire à l'architecte et au navigateur, au médecin et à l'homme de lettres, au charpentier et au confiseur, au maître d'étude et au coolie, au soldat et au voyageur, au sculpteur et au fabricant de parapluies, au pêcheur et au musicien, au juge et au fumeur d'opium, à l'agriculteur et au bonze. On l'emploie pour les vergues des voiles et pour les étais des maisons, il fournit le pinceau avec lequel on trace des caractères et le papier sur lequel on écrit. Ses feuilles servent à couvrir le toit du pauvre, ajustées en manteau elles le préservent de la pluie. Ses jeunes pousses tendres et délicates constituent un légume qui s'accommode de diverses manières et elles valent dit on nos asperges. Bouillies assaisonnées et confites, elles produisent d'excellentes conserves tellement recherchées qu'elles forment une branche assez importante du commerce intérieur et qu'on en fait de fortes expéditions dans les diverses parties de l'Empire et surtout pour la capitale où elles vont figurer aux banquets des grands. On emploie le bambou à élever des échafaudages et à construire en quelques heures des édifices propres aux représentations théâtrales. La concrétion siliceuse appelée tabaxir, en chinois tchou houong, que l'on trouve dans les cavités des nœuds du bambou s'emploie dans les préparations médicales. Le bambou entre dans la confection de la plupart des instruments aratoires. Ce sont des perches de bambou qui servent à porter à soutenir à pousser les fardeaux, c'est en bambou que sont faits le tchih, mesure de longueur, les trois mesures de capacité, les taou et les ching des vendeurs de riz, le seau à puiser l'eau, le manche de la lance du soldat, les claies des chevaux de frise aussi bien que les montants des parasols et des éventails. C'est en bambou qu'est tressé le large chapeau de l'homme du peuple, c'est sa tige qui découpée en bandes de diverses grandeurs se métamorphose en paniers aux formes variées, en tentes et en câbles pour la marine. Sa racine se convertit sous une main habile en magots et en sculptures fantastiques. Enfin le lit, le matelas, la chaise, la table du Chinois, sa pipe, une partie de sa nourriture, le bois avec lequel il la cuit, les kuàizi (筷子) ou baguettes avec lesquelles il la mange, le balai pour nettoyer sa chambre, le papier dont est fait le livre de l'écolier, la férule du pédagogue, le redoutable instrument qui sert à exécuter les arrêts du juge, la légère baguette qu'emploie le musicien pour tirer des sons mélodieux du houng ho, tout cela est dû au bambou.
Dès que l'on a coupé le bambou, on le tient debout dans un lieu sec et bien ventilé. Après un mois de séjour, il commence à se dessécher mais il est bon de le passer au four pour en activer convenablement la dessication et lui enlever toutes les parties humides qui pourraient séjourner dans l'intérieur. Cette opération demande beaucoup de soins car si le bambou est exposé à un feu trop vif il se fend, les tissus se disjoignent, ou bien il se tord et il devient alors très difficile de le redresser. Il est à remarquer que les mêmes effets se produisent s'il n'a pas été soumis à une température élevée car alors il n y a que l'extérieur qui soit sec et l'intérieur conserve un reste d'humidité. Lorsque l'on coupe le Bambou il est habituellement vert, mais en se séchant il devient jaune verdâtre. Certains vieux Bambous, notamment ceux dont on se sert pour faire des objets de luxe ou d'agrément finissent par prendre une teinte rouge sombre naturellement. Le bambou est divisé de distance en distance par des nœuds dont le tissu intérieur est beaucoup moins dur que la tige. Ces nœuds peuvent être percés facilement. Les Chinois savent les perforer et les travailler intérieurement de manière que la dimension soit partout constamment la même. Les tiges ainsi préparées servent à faire des tubes d'instruments d'optique et « ils sont aussi justes que les tubes de métal ». Les gros Bambous servent à faire des conduits à travers lesquels l'eau ne s'infiltre pas. Ils durent ainsi plusieurs années sans avoir besoin d'être remplacés. Afin de rendre le bambou plus solide et lui ôter sa porosité on l'enduit d'huile extérieurement et intérieurement, on le fait ensuite noircir au feu. Ainsi préparé il est à l'abri des piqûres d'insectes et peut même être mis en terre sans qu'il y ait crainte de le voir pourrir. Aussi les conduites d'eau sont elles exclusivement faites en bambou et selon certains auteurs peut-être aussi les premiers saumoduc/gazoduc.

Plante alimentaire




Turions de bambou (takenoko) tels qu'ils sont vendus au Japon.




pousse de bambou cuite et émincée.

Les turions de toutes les espèces sont comestibles, bien que certains puissent être assez amers. Phyllostachys viridiglaucescens a un goût doux et Phyllostachys edulis fait l'objet de cultures industrielles dans ce but (sa taille étant plus grande, donc plus rentable ...). Les jeunes pousses sont cueillies, un peu comme des asperges, dès qu'elles commencent à sortir de terre. La plupart des espèces ne se mangent pas crues à cause de leur amertume. On les fait bouillir ou griller dans leur enveloppe, que l'on enlève ensuite, avant d'émincer le cœur des pousses pour les préparer en salade, en friture ou en sauce. Les pousses de certaines espèces (Sasa) peuvent être grillées au four et dégustées directement.

  • Certains bambous sont utilisés en phytothérapie.

  • Les graines peuvent être moulues et donnent une farine nutritive.

  • Certaines espèces peuvent être cultivées sous forme de pâturages pour le bétail.

  • Les pandas géants se nourrissent exclusivement de bambous.

  • Dans les régions montagneuses du Nord Vietnam, du fait de la situation géographique éloignée de la mer et difficile d'accès, le sel de mer manque cruellement dans l'aliment de la population locale qui n'hésite pas à consommer de la cendre de bambou afin de combler cette carence.


Plante fourragère




Les pandas géants se nourrissent quasi exclusivement de bambous.

Le panda géant est habituellement représenté mangeant paisiblement du bambou. En effet, bien que classé parmi les carnivores, cet animal se nourrit principalement de végétaux. Même s'il a été rapporté qu'il mange à l'occasion des œufs et des insectes, son régime alimentaire est constitué à 99 % de végétaux, presque uniquement de bambous (jusqu'à 20 kg par jour) mais il peut inclure ponctuellement d'autres végétaux, voire un peu de viande (par exemple des carcasses abandonnées). Mais le panda géant ne possède que peu des bactéries que l'on retrouve chez les herbivores tels que les ruminants et qui décomposent la cellulose, composant principale du bambou (c'est pour cela qu'il doit ingurgiter quotidiennement de telles quantités de bambou, vu le faible rendement de son assimilation de la cellulose ; privé de cæcum, comme n'importe quel ursidé, il ne peut en digérer que 17 %). Son faux pouce lui permet de cueillir et de tenir les tiges de bambou. Et il passe près de 14 heures par jour à les mastiquer en raison de sa faible capacité à assimiler la cellulose. Les pousses sont avalées tout entières, mais il ne garde que le cœur et rejette l'écorce. Le transit intestinal dure environ huit heures. Beaucoup de forêts de bambous chinoises sont aujourd'hui exploitées par l'homme ou ont été défrichées pour devenir des terres cultivables. C'est une des raisons de la forte régression de l'espèce, qui ne dispose plus de son aliment de base.
Il n y a pas que le panda géant qui se nourrisse ou soit nourri de bambou. Dans certain pays d'Afrique et d'Asie, en Inde notamment, certaines espèces de bambous sont utilisées comme plantes fourragères pour nourrir le bétail.

Plante ornementale




Bambou bonsaï

Les bambous sont recherchés comme plantes décoratives pour leur feuillage, qui peut être vert ou panaché de blanc ou de jaune, pour leurs tiges, les chaumes, particulièrement ceux des Phyllostachys, dont les couleurs sont variées : vert, noir, jaune, tacheté, rayé, etc., et pour leur port, de la plante tapissante au bambou de grande taille. Ils sont souvent utilisés en touffes au bord des pièces d'eau ou en haies (Phyllostachys viridiglaucescensPhyllostachys nigra henonis ou Phylostachys nigra boryana). On peut en faire des bonsaïs, notamment Phyllostachys humilis.

Phytoépuration

Des bassins plantés de bambous peuvent être utilisés dans des systèmes de phytoépuration.

Objets divers




Vendeuse de paniers de bambou dans un marché de village à SlemanYogyakartaJavaIndonésie (photo prise en 2007)




Petite fontaine en bambou.




Première ampoule électriquede Thomas Edison (1879).




Shishiodoshi fontaine en bambou.

Fabrication de meubles, parquets, tuteurs, cannes à pêche, arcs, instruments de musique à vent ou à percussion, ustensiles divers (éventails, ombrelles, pots à tabac, étuis, paniers…).
Fabrication de tissu molleton, éponge, velours utilisés pour la fabrication de couches lavables (car très absorbant) et autres.
Après avoir essayé des centaines de substances, Thomas Edison imagina, en 1880, d'équiper ses ampoules de filaments de bambou de Yawata carbonisés. Et l'expérience réussit. La lampe électrique devint une réalité. Elle put être produite en série et commercialisée. Après plus d'un siècle, quelques-unes de ces pièces de musée survivent et s'allument encore grâce aux fils de bambou incandescents.[réf. nécessaire]
Pendant la guerre d'Indochine et celle du Vietnam, les soldats nord-vietnamiens n'hésitaient pas à utiliser les bambous, très résistants, comme armes, notamment dans les pièges.

Écriture et dessin

Le bambou est également utilisé en dessin et en peinture, comme outil pour dessiner à l'encre de Chine.

Pâte à papier




Fibre de bambou vue au microscope

La fibre de bambou peut être utilisée pour produire de la pâte à papier. Cet usage est très ancien en ChinePhyllostachys viridiglaucescens et Phyllostachys edulis sont le plus usités en la matière.



Écharpe fabriquée en fibre de bambou et rubans synthétiques

Textile

Avec plus d'un millier d'espèces connues et d'innombrables applications, le bambou conquiert aujourd'hui le marché du textile à grand renfort de publicité. Un processus similaire à la transformation de la pâte à papier en rayonne permet de changer la cellulose du bambou en viscose. En 2004, la Chine - premier producteur mondial de bambous - a exporté pour l'équivalent d'un million de dollars de bambous destinés au secteur du textile.

Échafaudages




Échafaudages de bambous à Shanghai.

La chaume du bambou est utilisée pour sa résistance et sa légèreté pour les échafaudages des gratte-ciel. Parmi les dix plus hauts du monde, ceux du Two International Finance Center (416 m) et Central Plaza (374 m) de Hong Kong, la Jin Mao Tower (421 m) de Shanghai, le Shun Hing Square (384 m) Shenzhen ou le Citic Plaza (391 m) de Guangzhou (Canton), en Chine, ont notamment utilisé ce matériau.

Transport et déplacement




Vélo de bambou.




Radeau flottant de bambou.




Préparation de radeau de bambou.

Outre les très connus, à travers le monde entier, vélos en bambou, et les radeaux flottants de bambou (servant également à transporter les chaumes de bambou entier, pour les échafaudages), il intervient indirectement dans les secteurs automobile (placage, pièces telles que volants ou poignées,...), mais aussi dans la marine (mat composite), et ferroviaire, aviation ( lamellé-collé, contreplaqués de bambou qui sont plus légers, souples et résistants que ceux en bois classique). Il intervient aussi au niveau des structures, comme les ponts et passerelles des routes et chemins de communications.

Construction

Article détaillé : Construction en bambou.



Maison en bambou.




Structure en bambou.




Revêtement externe en bambou.




Pont en bambou.




Revêtement externe pare-soleil en bambou sur immeuble bio-climatique en Espagne.




Pont de bambou (Kompong Cham, Cambodge 2011).

Constructions légères : cases, pilotis, cloisons, « ponts de singes », etc. Simón Vélez est un des architectes leaders dans la conception de structures en bambou. Une entreprise française propose des bungalows et des maisons avec un système d'assemblage de panneaux en bambou, homologués aux normes internationales de construction. Soutenue par Oséo, elle est en train d'homologuer ce système aux eurocodes. Des essais de contrainte et de résistance montreraient en effet que la fibre de bambou a une résistance exceptionnelle, jusqu'à 40 kg/mm2 ; la fibre de bois résiste seulement jusqu'à 5 kg/mm2 et le fer de construction jusqu'à 37 kg/mm2. Par exemple, en pratique : une poutre d’acier de construction d’un mètre de long et d’un centimètre carré de section, pèse 785 grammes et supporte une charge de jusqu'à quatre tonnes avant de céder et plier. Pour le bois, une poutre de même longueur et de même poids, ayant une section de treize centimètres carrés, résistera jusqu'à huit tonnes de pression seulement. Alors qu'un bambou de longueur identique et présentant une section de douze centimètres carrés ne rompra qu’à partir de douze tonnes de pression. Le lamellé-collé de bambou, principalement Phyllostachys viridiglaucescens et Phyllostachys edulis, est utilisé pour la fabrication de parquets, meubles, etc., et également en charpente. Il aurait même de meilleures performances de résistance que le lamellé-collé classique en bois. Il est principalement fabriqué en Chine et au Japon. Des entreprises et des organismes travaillent sur le développement de structures en bambou lamellé-collé, plus performantes que celles en bois à diamètre égal.
Le bambou peut également être utilisé en structure, en association avec de la terre cruebaugetorchis, ou adobe, pour la construction de murs et de cloisons. Au Japon cette technique était particulièrement utilisée dans les temps anciens pour ces capacités anti sismiques. D'anciennes constructions de ce type sont d'ailleurs encore debout et résistent toujours, défiant ainsi le temps lui même. À ce jour elle est maintenant utilisée un peu partout à travers le monde entier.
À ce jour, le bambou semble ainsi être une (la ?) solution idéale, écologique, renouvelable, pérenne, pour la création d'un habitat13 sain et avec un très faible impact sur l'environnement, ainsi qu'une faible énergie grise impliquée dans sa conception, sa mise en œuvre et sa fabrication. Il est aussi plus résistant, solide, souple et léger que l'acier et le bois. Il renouvelle ses chaumes (utilisables en construction) en moins de 5 ans, contre quelques décennies (voire siècles...) pour les bois de feuillus. Il se cultive sans apports d'intrantspesticides ni fongicides, contrairement à certaines forêts "industrielles" de résineux servant à alimenter la filière bois pour la construction. Et grâce aux nouveaux architectes designers (comme Simón Vélez, Elora Hardy, etc.), de nouvelles voies s'ouvrent sur des conceptions inédites.et matériau.
Bambuseae





Bambuseae
Kunth ex Dumort.1829




Chaumes de bambou.

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MessageSujet: Re: ARBRES DU MONDE   Mar 11 Juil 2017 - 19:44

Aulne:
Alnus
 Pour les articles homonymes, voir Aulne (homonymie) et Vergne.
Alnus


Alnus
Mill.1754 1



L'aulne est un arbre de l'hémisphère nord poussant sur les sols humides, l’aulne ou aune correspond à un genre d'arbre (Alnus) de la famille des bétulacées. Il est encore nommé vergne ou verne.
En plus de Alnus glutinosa, l'aulne glutineux, on distingue en France, surtout dans les Alpes, une autre espèce d'aulne: l'aulne blanc. Il diffère de l'aulne glutineux surtout par son écorce, lisse et grise, alors que celle de l'aulne glutineux est très crevassée. On trouve en Corse l'aulne à feuilles en cœur (Alnus cordata), qui a été introduit comme plante d'ornement un peu partout dans le reste de la France. L'aulne vert (Alnus viridis) est abondant dans les zones de montagne.

Caractéristiques:

Strobiles d'aulne avec graines.
Les aulnes sont des arbres de taille moyenne, pouvant atteindre 20 à (rarement) 30 mètres, à feuilles caduques, croissant dans les bois humides ou marécageux, ou encore en bord de cours d'eau. Les fleurs sont organisées en chatons mâles et femelles. Les chatons femelles donnent naissances à des "cônes" ligneux de deux à trois centimètres de longueur, abritant les graines. Alnus glutinosa, l'aulne le plus commun en Europe de l'Ouest, se distingue par ses feuilles largement ovales, crénelées-dentées, et ses jeunes pousses printanières collantes au toucher.
Leur bois d'une couleur rouge caractéristique est imputrescible et léger, il est employé notamment pour les pieux de pontons. La couleur rouge puis rosée du bois fraichement coupé ou travaillé ne persiste pas. Elle est dégradée par la lumière.
La rhizosphère de l'aulne encourage des bactéries fixatrices d'azote. L'aulne contribue aussi à la fixation et résilience écologique des berges et ripisylves.


Habitat :


L'Aulne est, avec le saule et certains peupliers, l'une des espèces les mieux adaptées à l'eau. Ici il émerge de l'eau au bord du lac Bobięcińskie Wielkie en Pologne. Ces trois espèces sont aptes à recéper quand elles sont coupées par le castor avec lequel elles ont coévolué.
Ils sont très fréquents dans les zones humides, sur les berges ou dans les ripisylves, au bord des rivières ou autour des bras morts, où ils peuvent atteindre 25 à 30 mètres. Les aulnes forment des futaies appelées « aulnaies ».

État des populations, pressions, réponses:


  • Les principales espèces d'aulnes ne sont pas considérées comme menacées, mais les aulnaies qui avaient notamment été conservées pour la production d'un charbon de bois apprécié pour les poudreries ont fortement régressé, au profit de la culture de peupliers (populiculture) ou du drainage des zones humides pour leur mise en culture, en pâture ou pour leur urbanisation.
  • La diversité génétique des aulnes a probablement souffert de l'artificialisation et du déboisement des berges et ripisylves des cours d'eau.
  • Une maladie dite « Dépérissement des aulnes glutineux » due à Phytophthora alni et peut-être d'autres cofacteurs progresse en Europe depuis la fin du xxe siècle . Les dépérissements ponctuels d'aulnes signalés depuis le début des années 1900 sporadiquement en Europe semblaient pouvoir tous être expliqués par des problèmes stationnels (aulnes plantés ou ayant poussé dans un milieu ne leur convenant pas ; trop sec, trop acide...). Mais une maladie nouvelle semble prendre de l'ampleur depuis les années 1990, due à une espèce antérieurement inconnue de champignon du genre Phytophthora.

Aulnes et champignons :

Gyrodon lividus, l'une des espèces mycorhiziques des aulnes, qui semble pouvoir être un bio-indicateur des aulnaies dégradées par l'eutrophisation.
L'aulne nourrit de nombreux champignons quand il devient bois-mort ou sénescent, mais il peut aussi établir des symbioses avec certaines espèces. Un inventaire mycologique des peuplements d’aulnes en France (dit « projet Aulnaies ») a été lancé en 2003-2004 (sur 63


sites dominés par l'aulne glutineux et deux par l'aulne blanc) par la Commission Environnement de la Société Mycologique de France. Les aulnaies poussent toujours sur des milieux aux enjeux écologiques importants ; ce programme a cherché à identifier leurs champignons associés, et à donner de nouveaux moyens d'évaluer la valeur de ces boisements et de leur fonge souvent méconnue et négligée par les gestionnaires. 477 espèces ont été identifiées sur ces 63 sites (soit environ 3,5 % de la diversité fongique nationale). Ces espèces ont été réparties comme suit, selon leur fréquence dans les aulnaies : 24 espèces dominantes (espèces mycorhiziques des aulnes, dont par exemple Russula pumila ou Amanita friabilis), 23 espèces caractéristiques, 47 espèces occasionnelles, 104 espèces assez rares, 281 espèces rares et 544 espèces exceptionnelles. Cette étude a montré que les espèces présentes sont principalement liées au niveau trophique, à l’acidité et à l’inondabilité de l'aulnaie (ex :Lactarius clethrophilus, Lactarius omphaliformis et Cortinarius helvelloides sont associés au caractère oligotrophe du site où malgré une diversité réduite leur présence révèle un intérêt patrimonial très élevé. À l'autre extrême Gyrodon lividus, l'une des espèces mycorhiziques des aulnes, semble pouvoir être un bio-indicateur des aulnaies dégradées par l'eutrophisation). Les saprotrophes de l'aulne les plus courants en France sont des espèces banales et sans spécificité, alors que ces mycorhizateurs sont au contraire bien spécifiques.

Ennemis :

La chenille du papillon de jour (rhopalocère) suivant se nourrit d'Aulne:

Traditions:

Pour les anciens Bretons, l'aulne était l'arbre de l'union avec les Gaëls. Il faisait partie du bosquet sacré des druides. Chez les Grecs et les Romains, l'aulne était l'arbre de la mort.

Utilisation:

Les caractéristiques acoustiques de l'aulne en ont fait un des bois les plus prisés dans la fabrication de guitares haut de gamme. Notamment le corps des stratocasters.
Les fruits d'aulnes sont aussi utilisés en aquariophilie pour leurs capacités à réduire le potentiel hydrogène de l'eau, ainsi que leurs branches en tant que décoration.
Le bois de l'aulne est un bon bois de chauffage. Il fournit une chaleur très vive en brûlant et était donc très recherché par les boulangers. Au pays basque, les aulnes étaient coupés en juillet, tronçonnés et fendus en bûches. Le temps de séchage de ces bûches permettait de les utiliser avec un maximum de rendement énergétique au moment de la chauffe des alambics de distillation de l'eau-de-vie domestique.


Comme son bois ne pourrit pratiquement pas dans l'eau, s'il est à l'abri de l'air et de la lumière, on l'utilise pour faire des ponts de fortune dans le cas de franchissement de ruisseaux par un chemin de terre formé au bulldozer : on coupe quelques troncs d'aulnes proches, qui sont étendus l'un à côté de l'autre dans le ruisseau, dans l'axe d'écoulement des eaux, et ces troncs sont ensuite recouverts de terre pour faire le passage, l'espace entre les troncs d'aulne permettant à l'eau de s'écouler.
Le bois d'aulne, bien homogène, se tourne et se sculpte facilement. On en fait des ornements de meubles, des maquettes pour l'industrie (surtout avant l'apparition des simulations numérique 3D) et on en faisait autrefois des sabots, des manches de brosse, des jouets, et des ustensiles de ménage. Les bouteilles de Chartreuse étaient vendues autrefois dans des boites cylindriques tournées dans du bois d'aulne.
Sculptures en bois d'aulne
Son tannin a fait utiliser son écorce en tannerie, et en teinturerie et chapellerie (production d'une couleur noire quand l'écorce est mélangée à des sels de fer).

Enfin, le charbon d'aulne était utilisé autrefois pour la poudre à canon, conférant une meilleure qualité à l'explosif.

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